mardi 21 avril 2009

Besoin de grand gobelet en plastique du 21 avril 2009

« Nous poursuivons notre action! Toujours entre 7h et 8h les mardis et jeudis matins.
Nous vous remercions de nous apporter fréquemment café et sucre.
Cette fois-ci, nous aurions besoin de grands gobelets en plastique.
Vous pouvez les déposer à l’accueil ou alors profitez-en pour venir prendre un café !"

lundi 20 avril 2009

Une histoire d'Ange




ange botherel a écrit :

la vie et un nouveau jour s'éveillent
Un nouveau jour s'éveille, sortant de son sommeil et de ses rêves l'enfant de Dieu s'agite vers sa télévision.
En un instant, le bruit remplace le silence, en un instant le mode extérieur est présent, omniprésent.
L'homme "zape" comme disent les plus jeunes et c'est l'arrêt sur un sujet "d'intérêt", parole ou image, devenu moins seul dans le tumultedes paroles et l'homme commence sa journée; café, toilette ...
La vie de ce nouveau jour venue des paroles et du tumulte pénètre l'homme l'envahit, le possède.
C'est dans l'oubli que tout ce passe.
Puis un mot, une phrase choc une image inconnue, un bruit différent et c'est à nouveau le regard et l'écoute et souvent parfois l'un ou l'autre.
La pensée réagit au verbe et au bruit.
Le verbe et le bruit sont tumultueux agressifs, pessimistes, désolants et, rude, sera la journée, dans le même esprit, dans ce même monde.
Le veerbe et le bruit son optimiste ; chaleureux, encourageants, joyeux, spontanés de chaleur humaine, et d'amour; belle et heureuse sera la journée.
Dans tous les cas nous communiquerons notre pensée et notre regard à ceux que nous rencontreront, à ceux qui nous entourent.
Notre regard intérieur, nos paroles,
notres manières d'être
seront le reflet de notre éveil.

Nous n'aurons pas généré notre humeur,
le verbe et le bruit du matin
nous l'aurons conditionné

mardi 14 avril 2009

Petites histoires ...

Un jour, un homme ne trouva plus sa hache. Selon lui, de toute évidence, le coupable ne pouvait être que le fils du voisin. Il se mit à l’observer. L’allure de ce garçon était celle d’un voleur de hache, l’expression de son visage respirait à cent lieux le voleur de hache. Tous ses gestes, ses mouvements, tout son être, exprimaient sans l’ombre d’un doute le voleur de hache…

A force de faire les cents pas en épiant son voisin sans prendre garde où il mettait les pieds, l’homme trébucha sur le manche d’un outil légèrement enfoui dans la terre. Et cet outil, vous l’avez deviné, n’était autre que sa hache.

Le lendemain matin, il regarda par habitude le fils de son voisin. Tout son comportement, toutes ses attitudes, tout son être n’avaient plus rien d’un voleur de hache !…


Voilà le danger des inférences émotionnelles sur le mécanisme de la pensée : combien de nos certitudes, de nos convictions, et finalement de nos préjugés, ont été inscrits en nous à partir de simples émotions, des émotions qui remontent parfois loin dans le passé. Qu’elles soient positives ou négatives, comme disent les bouddhistes tibétains, les émotions déforment le réel, changent la réalité des faits, au point de nous entraîner parfois à croire à ce que nous espérons.

« Si tu attends un ami, ne confonds pas les battements de ton cœur avec le galop de son cheval », enseigne l’un des plus sages et pertinents proverbes de la Chine antique. La première liberté, pour accéder à une véritable connaissance de soi, mais aussi pour progresser sur un chemin spirituel, consiste à maîtriser ses émotions. Elles sont si souvent à l’origine d’un processus mental qui se traduit par des blocages dans tous les domaines, comme le montre l’histoire-parabole suivante :

Un jeune veuf vivait avec son fils, un enfant de sept ans pour lequel il éprouvait une immense affection. En rentrant chez lui, un soir, il trouva sa maison totalement incendiée. Dans les décombres, au milieu des gravats encore brûlants, il découvrit, horrifié, les cendres d’un cadavre. Dans la certitude qu’il ne pouvait s’agir que de son enfant, il pleura des torrents de larmes, avant de procéder aux rites funéraires. Tous les jours de sa vie, il porta noué à sa ceinture, un petit sac contenant ce qu’il avait pu récupérer des cendres du corps calciné.

Or, contrairement à toutes les apparences, son fils n’avait pas péri dans l’incendie. Des brigands, ceux qui avaient mis le feu à la maison en perdant dans les flammes l’un des leurs, l’avaient enlevé pour en faire un esclave. Au bout de quelques années, l’enfant faussa compagnie à ses geôliers. Tard dans la nuit, il retrouva l’orée du bois de son enfance et la maison reconstruite à l’identique.

Le cœur serré, il frappa à la porte. « Qui êtes-vous ? » demanda le père depuis sa chambre. « Je suis votre fils ! » - « Vous mentez ! Mon fils est mort il y a plusieurs années ! » - « Mais non !, protesta le jeune homme tout étonné, je suis votre enfant ! » - « Vous mentez !, répéta le père, mon fils a été carbonisé dans un incendie, d’ailleurs je porte ses cendres ! »

Le fils eut beau répéter qu’il se trompait, le père refusa de l’entendre, la main posé sur le sac de cendres. Parti loin, très loin dans la plaine, le fils ne revint plus jamais. Le père vieillit et mourut sans jamais revoir l’enfant tant aimé…


Ne sommes-nous pas tous à des degrés divers, porteurs de sacs de cendres ? Toutes ces idées reçues, qui deviennent rapidement des vérités définitives tellement sécurisantes et confortables, ne rendent pas seulement nos esprits et nos cœurs incapables d’accueillir, de recevoir. Beaucoup de sacs de cendres sont aussi, hélas, à l’origine de toutes les formes de fanatismes…